Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Développement durable, évaluation environnementale

Des émissions de gaz à effet de serre issues pour les trois quarts des consommations d’énergie (diagnostic)

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 5 février 2014

Des émissions principalement d’origine énergétique

Les principaux gaz émis par les activités humaines et responsables de l’accroissement de l’effet de serre sont le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone), le méthane, le protoxyde d’azote et les gaz fluorés. Le gaz carbonique (CO2) est surtout dû à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par les transports, les bâtiments et l’industrie : on parle alors des émissions d’origine énergétique. Les autres gaz ont une efficacité d’effet de serre plus importante que le CO2 (et contribuent donc plus au réchauffement à quantité égale). On en mesure l’effet cumulé en tonnes équivalentes (teq) CO2.

En Languedoc-Roussillon, 75% des émissions de gaz à effet de serre sont d’origine énergétique. La maîtrise des consommations d’énergie est donc un levier essentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Des émissions par habitant moindres qu’au niveau national

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Languedoc-Roussillon s’élevaient en 2007 à 15,6 millions de tonnes équivalentes (teq) CO2, soit une moyenne de 5,9 teqCO2/habitant. Cette moyenne est inférieure à celle constatée au niveau national qui est d’environ 8 teq CO2/habitant, principalement du fait de consommations d’énergie moindres.

Répartition des émissions de GES en Languedoc-Roussillon en 2007 (Source SRCAE)


Les émissions régionales évoluent selon une tendance légèrement à la baisse depuis quelques années, mais le scénario tendanciel à l’horizon 2020 est à la hausse en lien avec un scénario énergétique à la hausse liée à la croissance démographique importante de la région. Malgré les efforts engagés (maîtrise des consommations d’énergie, baisse du contenu en carbone du mix énergétique, développement des énergies renouvelables) quantifiés dans le cadre du SRCAE, il ne semble pas possible d’atteindre au niveau régional les objectifs fixés à l’échelle nationale (- 20% d’émissions en 2020 par rapport à 2005, division par 4 en 2050) du fait de l’ampleur de la croissance démographique régionale.

Des émissions dominées par les transports

Le transport est de loin le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre du fait de la combustion d’énergie fossile essentiellement pour des déplacements sur la route. Il représente 41% des émissions du territoire. Son poids relatif est plus important dans la région qu’au niveau national (26%) alors que ceux de l’agriculture et surtout de l’industrie sont moins importants.

Des émissions non énergétiques provenant de l’industrie, la gestion des déchets et l’agriculture

Concernant les secteurs de l’agriculture d’une part et de l’industrie et des déchets d’autre part, les émissions non énergétiques sont majoritaires et pèsent respectivement 12% et 10% du total régional tous secteurs confondus. Ces émissions proviennent essentiellement de l’utilisation d’engrais pour la viticulture et les terres arables ainsi que de la fermentation entérique pour ce qui concerne l’agriculture et des décharges et autres traitements des déchets pour le secteur de l’industrie et des déchets.