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Développement durable, évaluation environnementale

Des paysages régionaux connus et reconnus (diagnostic)

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publié le 27 janvier 2014 (modifié le 27 janvier 2020)

Des paysages et un patrimoine exceptionnels, de renommée mondiale

Le Languedoc-Roussillon offre une grande variété de paysages et compte de nombreux sites emblématiques par leur valeur historique, architecturale, culturelle ou naturelle, qui font l’objet d’une reconnaissance forte.
Ces paysages, et plus particulièrement ceux des bords de mer et des villages (Collioure par exemple) ont largement été diffusés par les peintres (Matisse, Derain, Dufy, Soutine…), participant ainsi à leur renommée.

Henri Matisse, Collioure, 1905 en grand format (nouvelle fenêtre)
Henri Matisse, Collioure, 1905

La valeur exceptionnelle des paysages régionaux est aussi traduite par la densité importante de sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des paysages culturels. Il s’agit des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, du Pont du Gard, de Saint Guilhem-le-désert Gorges de l’Hérault, du canal du midi, de la cité fortifiée de Carcassonne, de la forteresse de Vauban, et des Causses et des Cévennes. Ces inscriptions engendrent de réelles responsabilités quant à la pérennité de ces sites et à leur valorisation auprès d’un large public. Dans l’objectif de poursuivre la reconnaissance des paysages régionaux, l’Etat a également inscrit 5 sites sur la liste indicative du patrimoine de l’UNESCO. Il s’agit des grottes et rivages méditerranéens des Pyrénées, des villes antiques de la Narbonnaise et de Nîmes, et du chemin de fer de Cerdagne.
Quatre sites sont labellisés Grand site de France (14 à l’échelle nationale) : le Pont du Gard, Saint-Guilhem-le-désert Gorges de l’Hérault, le massif du Canigou, et début 2014 la Camargue gardoise. Ce label est décerné par l’Etat aux lieux d’excellence en matière de préservation de l’environnement, du patrimoine et des paysages et en matière d’accueil des visiteurs.
Enfin, une dizaine de communes sont labellisées Ville ou Pays d’art et histoire. Ce label permet de sensibiliser les habitants à la richesse architecturale, patrimoniale et environnementale de leur cadre de vie.

Inventaire et label de reconnaissance des paysages (2013)  (nouvelle fenetre)
Inventaire et label de reconnaissance des paysages (2013)

Une connaissance des paysages « cadre de vie » en progression

La participation des populations aux prises de décision concernant leur cadre de vie est un principe fondamental de la Convention européenne du paysage. En région, plusieurs outils de connaissance ont ainsi été développés pour que les acteurs publics et privés et les citoyens puissent partager une vision commune des enjeux paysagers, un préalable indispensable à leur préservation. Ces outils contribuent au renforcement et à la cohérence des politiques en faveur du paysage et sont utilisés par les collectivités, ainsi que les maîtres d’ouvrage et porteurs de projet dans le cadre de leurs politiques publiques, notamment d’aménagement du territoire et de développement urbain.
Un Atlas régional des paysages, constitué d’une synthèse régionale et d’un atlas par département a été réalisé entre 2003 et 2008 par l’Etat. Il découpe la région en 6 étages de grands paysages, eux-mêmes subdivisés en 23 grands ensembles et 175 unités paysagères. Cette déclinaison spatiale du paysage rend compte de la diversité des cadres de vie et des paysages, au-delà des sites remarquables et emblématiques. Elle permet également d’identifier les objectifs de qualité paysagère à chaque échelle, facilitant ainsi leur intégration, des politiques globales d’aménagement du territoire au projet urbain.
Des observatoires photographiques des paysages sont depuis quelques années initiés par les collectivités locales et les services de l’Etat à différentes échelles : Parc naturel régional de la Narbonnaise, massif du Canigou, départements de l’Hérault et de la Lozère, Grand site Pont du Gard, Nîmes métropole… Ils permettent de suivre l’évolution des paysages, et traduisent une volonté récente de faire du paysage une politique publique spécifique, à croiser avec les autres politiques ayant des incidences spatiales (aménagement du territoire, gestion de eaux…).



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