Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Développement durable, évaluation environnementale

Des problématiques spécifiques ou émergentes (diagnostic)

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 5 février 2014

Au-delà des polluants pour lesquels il existe aujourd’hui des valeurs réglementaires à respecter, d’autres substances présentent aussi des enjeux dans la région. Il s’agit notamment des produits phytosanitaires (environ 25 à 75% des pesticides utilisés se dispersent dans l’air avec des effets sanitaires importants et une forte persistance dans l’environnement), des dioxines et furanes (qui peuvent s’accumuler dans la chaîne alimentaire et impacter les organismes même à de très faibles concentrations), des pollens (gênes respiratoires et allergies), des particules ultrafines (qui pénètrent profondément dans le système respiratoire), des poussières sédimentables (émises par les travaux, le BTP, les carrières… et qui peuvent gêner le voisinage immédiat), des nuisances olfactives (qui peuvent agir sur la qualité de vie et l’état psychologique). L’air intérieur représente également un enjeu important. La surveillance et les connaissances en sont moins développées. Quelques aspects en sont présentés ici.

Des connaissances à approfondir sur la contamination de l’air par des produits phytosanitaires et ses effets

Il s’agit d’une part de l’exposition professionnelle, des agriculteurs en particulier, avec des effets aigus (expositions courtes à de fortes doses) ou chroniques. Il s’agit d’autre part de la contamination des milieux, en particulier de l’eau, des sols et ici de l’air, et des aliments, pouvant concerner l’ensemble de la population. Contrairement à l’eau, à l’heure actuelle il n’existe aucune réglementation sur les teneurs dans l’air ambiant et aucune obligation de surveillance. Les pesticides peuvent s’introduire dans l’atmosphère directement lors de leur application mais aussi après leur dépôt en se volatilisant ou sous l’effet du vent. La prise en compte de cette problématique s’est renforcée au niveau national avec le plan santé environnement et sa déclinaison dans le plan régional (PRSE), le plan Ecophyto 2018 et le programme d’actions de l’observatoire national des résidus de pesticides.
Une première campagne de mesures a été réalisée en 2006 en zone viticole (et dans des zones urbaines ou péri-urbaines situées à proximité) dans l’Hérault (Cellule régionale de l’institut de veille sanitaire). Elle a conduit à détecter la présence de certaines molécules dans l’air en lien avec leur épandage, mais aussi pour certaines hors périodes de traitement. Ces premiers éléments nécessitent d’être approfondis et le PRSE prévoit la conduite d’une nouvelle étude en 2014.

Les odeurs, une autre forme de pollution atmosphérique

Les nuisances olfactives excessives constituent une pollution atmosphérique au sens du code de l’environnement. Elles constituent le deuxième motif de plaintes de la population après le bruit, cette importance étant liée au fait qu’à l’odeur est très souvent associée la notion de toxicité, alors que ce n’est pas toujours le cas, les composés odorants pouvant être perçus par l’être humain à des niveaux de concentrations très faibles et en particulier inférieurs aux valeurs limites d’exposition. Cependant les nuisances olfactives peuvent avoir un impact psychologique et de ce fait des conséquences sur la santé.
Autour de quelques sites connus pour être susceptibles d’être à l’origine d’odeurs gênantes des observatoires olfactifs ont été mis en place, s’appuyant sur un panel de riverains transmettant leurs observations à AIR Languedoc-Roussillon : plateforme chimique de Salindres dans le Gard, unité de méthanisation des déchets de Montpellier, station d’épuration de Béziers.

La qualité de l’air à l’intérieur des locaux, une préoccupation croissante

L’homme passe en moyenne 70 à 90% de son temps en espace clos et l’intérieur des bâtiments présente parfois des concentrations supérieures à celles observées à l’extérieur (effet d’accumulation en cas de mauvaise aération) et concentre des polluants spécifiques émis par les matériaux de construction, d’ameublement ou de décoration (formaldéhyde par exemple). Devenue un sujet essentiel aux plans national et international, la qualité de l’air intérieur fait l’objet d’une surveillance croissante, notamment dans certains lieux accueillant du public où elle est désormais obligatoire, plus spécialement les écoles. Des valeurs guides à respecter dans ces établissements ont également été introduites dans la réglementation française pour le formaldéhyde et le benzène. C’est un axe prioritaire du plan national santé environnement et de sa déclinaison à l’échelle régionale.



En savoir plus :



Télécharger :