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Développement durable, évaluation environnementale

Domaine qualité des eaux et des milieux aquatiques

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publié le 20 mars 2013

Avec l’adoption de la directive cadre sur l’eau en 2000, le référentiel de détermination de la qualité des eaux superficielles a été profondément remanié. Il définit désormais une notion de qualité des masses d’eau, qui intègre la qualité des cours d’eaux et lacs, mais également des milieux aquatiques associés en fonction de paramètres chimiques, physico-chimiques et – fait nouveau – hydrobiologiques.

L’état des eaux comprenant désormais cette dimension biologique supplémentaire, il apparaît que les dégradations de la qualité des eaux et des milieux aquatiques ont pour origine à la fois les pollutions agricoles, urbaines ou industrielles, mais également l’ensemble des pressions hydromorphologiques directes qu’exercent les activités humaines sur les cours d’eau et leurs milieux associés.

Sur ces bases, la qualité des eaux est généralement meilleure dans les parties hautes des bassins versants et devient moindre vers l’aval, que les causes en soient les pollutions agricoles, urbaines ou industrielles.

Le phénomène d’eutrophisation touche essentiellement les rivières Lot, Aveyron et Tarn.

La qualité bactériologique n’est pas partout satisfaisante, notamment dans les bassins du Lot et de la Dordogne. Cela peut constituer une gêne pour la pratique de la baignade, qui est un facteur important pour le développement du tourisme rural.

Au titre de la directive « nitrates », les cours d’eau pollués par les nitrates d’origine agricole ont été classés en zone vulnérable. Ce classement est en cours de révision pour être arrêté fin 2012.

La contamination des nappes alluviales par les nitrates et les produits phytosanitaires concerne essentiellement les alluvions de la Garonne et de ses principaux affluents, de l’Ariège, de l’Adour et de l’Agout.

Les aquifères karstiques du Quercy et des Grands Causses sont, quant à eux, très vulnérables à l’ensemble des pressions anthropiques.

L’adoption du SDAGE Adour-Garonne, avec un objectif ambitieux de 60 % de bon état écologique des eaux superficielles du bassin en 2015, constitue une étape fondamentale qui se traduira par des efforts de reconquête d’une bonne qualité de l’eau en région Midi-Pyrénées.