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Développement durable, évaluation environnementale

Indicateur n°16 - Prélèvements en eau

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publié le 19 juin 2014 (modifié le 24 octobre 2016)

Définition de l’indicateur

L’indicateur porte sur les volumes prélevés dans les eaux souterraines et superficielles, leur évolution, et leur répartition par usage (alimentation en eau potable, industrie, agriculture). Sont exclus les prélèvements en eaux de mer. Les prélèvements du secteur énergie (refroidissement, hydro-électricité) qui sont restitués pour la plus grande part aux milieux ne sont pas non plus pris en compte.

Type d’indicateurs

Indicateur de pression

Echelle de renseignement

Régionale, départementale

Objectifs et valeurs de référence

Sans objet

Sources de données

Les données brutes sont récupérables auprès des agences de l’eau (Agences de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse, Agence de l’eau Adour-Garonne, Agence de l’eau Loire-Bretagne). Elles sont également mises à disposition sur le site du service statistique du Ministère du développement durable (SOeS), base EIDER.

Fréquence d’actualisation

Annuelle

Limites et précautions

Les modifications sur les modes de calculs des volumes dans la première décennie des années 2000 doivent être prises en compte dans l’étude de séries longues. Ces données doivent également être appréciées en fonction de la pluviométrie annuelle et/ou du bilan hydrique annuel.
Le prélèvement diffère de la consommation. Le volume consommé est la part du volume qui, après usage, n’est pas restitué au cycle de l’eau continentale, à proximité du lieu de prélèvement. Il peut s’agir des quantités évaporées, absorbées, et des fuites dans les réseaux.

Valeurs

Mise à jour de l’indicateur : septembre 2016

Commentaires

Près de 800 Mm3 d’eau ont été prélevés en 2012 en région. Ils se répartissent à peu près également et pour 85% des prélèvements entre destination agricole et eau potable. La fraction restante est destinée au secteur industriel.

A l’échelle régionale, la répartition entre origine souterraine et superficielle est relativement équilibrée (40% pour les premières, 60% pour les secondes). A l’échelle des départements, les profils sont plus hétérogènes. Les eaux superficielles dominent plus franchement (les deux tiers des prélèvements) pour l’Aude, le Gard et les Pyrénées-Orientales. A contrario, ce sont les eaux souterraines qui représentent la ressource principale pour satisfaire les besoins de l’Hérault et de la Lozère (70% des volumes prélevés dans l’Hérault).

Les prélèvements progressent de 12% en 2012 dans la région, soit 87 millions de m3 supplémentaires prélevé en un an. Cette augmentation est due à la hausse des prélèvements superficiels dans le Gard pour l’industrie (+55 millions de m3) et pour l’agriculture (+26 millions de m3).

Les volumes destinés à l’eau potable ont régulièrement diminué entre 2008 et 2011 (-3% pour l’ensemble de la région entre ces deux périodes) mais ils repartent à la hausse en 2012 : +1,5%. C’est encore le Gard qui entraîne cette évolution annuelle régionale avec un prélèvement en eau potable qui a progressé de 8% en un an dans ce département.