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Écologie
 

Le choix des espèces concernées

 
 

Le choix des espèces concernées

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publié le 20 décembre 2011 (modifié le 7 février 2012)

1. Critères généraux

Le choix des espèces repose sur plusieurs critères.

- Le risque d’extinction :

Le risque d’extinction de ces espèces, déterminé en fonction de leur classement dans les listes rouges établies par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est le critère déterminant.

Ce risque d’extinction est défini en fonction de différents paramètres tels que la taille de la population de l’espèce considérée, le taux de disparition de son habitat naturel, la fragmentation de sa répartition ou encore son taux de déclin.

Plusieurs listes rouges sont disponibles actuellement et servent de référence pour le choix des espèces devant bénéficier d’un plan national d’actions en France. C’est le cas notamment :

- Des listes rouges mondiales mises à jour en 2010. Ces listes ont été utilisées pour fixer certains objectifs du Grenelle Environnement relatifs à l’arrêt de la perte de biodiversité.

- Et des listes rouges nationales, dont notamment celles des mammifères, des oiseaux nicheurs, des amphibiens et des reptiles ou encore des orchidées. Ces listes sont accessibles sur le lien suivant :
http://www.uicn.fr/Liste-rouge-France.html

- Les critères déterminés par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) :

Ces critères sont complémentaires de ceux de l’UICN. Ils visent à hiérarchiser les espèces éligibles à un plan national d’actions. Ils comprennent notamment :

- les engagements internationaux (par exemple : la Convention de Berne, la Convention de Bonn et la CITES, convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).
- les engagements européens (directives « Oiseaux » et « Habitats » notamment).
- la responsabilité environnementale et patrimoniale de la France.

- Des critères supplémentaires, fonctions des espèces considérées, ont été établis.
Ils peuvent être d’ordre socio-économique, comme par exemple dans le cas du loup, mais aussi culturels, comme pour la chouette chevêche, connue depuis l’Antiquité, où elle était le symbole de la déesse Athéna.

2. Les engagements fixés par le Grenelle de l’environnement

En 2008, le Grenelle de l’Environnement a prévu « la mise en œuvre de plans de conservation et de restauration dans les 5 ans pour les 131 espèces en danger critique d’extinction sur la liste rouge mondiale de l’IUCN ». 42 espèces seulement concernent le territoire métropolitain et les départements d’outre-mer parmi ces 131 espèces. Les autres relèvent des collectivités d’outre-mer.

Parmi les espèces de faune, 9 sont des espèces exclusivement marines et les actions de gestion relèvent de la politique de pêches. 17 espèces « Grenelle » ont fait l’objet de plans de restauration en 2011.

Les plans nationaux d’actions concernent aussi bien les espèces issues du Grenelle de l’environnement que les autres espèces menacées sur le territoire français, qui ne font pas partie de la liste fixées par le Grenelle de l’environnement.

3. Les PNA en cours au niveau national

Au 1er janvier 2011, la France est à l’origine de 73 plans. Parmi ceux-ci
- 37 plans sont en cours d’initiation (phase de projet, d’écriture, ou de validation) ;
- 36 sont en cours de réalisation, aussi bien en métropole que dans les départements ou collectivités d’outre mer.

Pour en savoir plus sur les PNA en cours au niveau national : http://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/-Especes-menacees-les-plans-.html