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Développement durable, évaluation environnementale

Les évolutions climatiques attendues (diagnostic)

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publié le 12 février 2014

Les impacts futurs du changement climatique dépendront de son ampleur qui ne peut pas être quantifiée précisément compte tenu des incertitudes sur l’évolution de la planète, des modes de vie et de l’économie dans les années à venir. Néanmoins, au niveau international, des hypothèses d’évolutions possibles ont été établies et traduites dans des scénarios par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). C’est sur la déclinaison nationale et régionale de ces scénarios ainsi que sur les travaux de Météo-France que s’appuie le SRCAE.

Une hausse des températures

Des augmentations sont attendues concernant les températures moyennes (jusqu’à plus 2,8°C à l’horizon 2050), le nombre de jours très chauds (température maximale supérieure ou égale à 35°C) en particulier dans le delta du Rhône et le nombre de jours présentant un caractère caniculaire.

Une baisse des précipitations moyennes

La baisse des précipitations moyennes serait de l’ordre de 180 mm par an à l’horizon 2050. Elle serait également accompagnée d’une augmentation de la durée des épisodes de sécheresses qui s’étendraient jusqu’à 40% du temps à l’horizon 2050 à l’ouest de la région. En revanche, l’intensité des pluies extrêmes pourrait augmenter en région ainsi que leur nombre notamment dans le nord de la Lozère.
L’évolution des précipitations diffère selon les saisons considérées, avec une forte diminution en été (de l’ordre de 25 à 50 %), une augmentation en automne (de 10 à 25%) et une augmentation du nombre d’événements pluvieux, une diminution en hiver dans la plaine côtière occidentale mais une augmentation dans les Cévennes et l’arrière-pays.

Une hausse du niveau de la mer

A l’échelle nationale, une élévation du niveau de la mer est attendue avec, à l’horizon 2100, plusieurs fourchettes d’évolutions possibles, de +35 cm à +5 m selon les travaux et publications existants. A l’échelle régionale, l’hypothèse moyenne est une élévation de + 1m d’ici 2100.

Un moindre enneigement en montagne

Sur la base d’une augmentation uniforme de température de 1,8°C, des simulations de Météo France prévoient que la durée d’enneigement des massifs pyrénéens (actuellement de 75 jours par an à 1500 m d’altitude) diminuerait de 30 à 49 jours par an entre 1500 et 2500 m d’altitude.