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Écologie

Objectifs et périmètre

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publié le 19 septembre 2013 (modifié le 26 septembre 2013)

Un volet récent de l’inventaire national du patrimoine naturel

La notion d’inventaire du patrimoine naturel n’est pas nouvelle et les traces des premières tentatives remontent au IVème siècle avant JC. Plus tard, à la fin du XVIIème siècle, ces pratiques se généralisent avec le développement des sociétés savantes et des « cabinets de curiosité ».

Concernant la géologie, la première liste française de sites ayant valeur d’inventaire national est attribuée à Edouard-Alfred Martel en 1913. Mais il faudra attendre 2002 pour qu’un inventaire national des richesses « géologiques, minéralogiques et paléontologiques » soit inscrit dans le code de l’environnement (article L.411-5), et 2007 pour qu’il soit effectivement mis en œuvre au niveau national, alors que l’inventaire des ZNIEFF, autre grand volet de l’inventaire national du patrimoine naturel, remonte lui à 1982.

Cet inventaire du patrimoine géologique permet donc de combler un vide important. A l’instar des ZNIEFF pour la biodiversité, l’inventaire du patrimoine géologique est accessible à tous et permet de sensibiliser le grand public à la géodiversité et de mieux la prendre en compte dans les projets d’aménagement.

Plus précisément, il a pour objectifs :

  • d’identifier l’ensemble des sites et objets d’intérêt géologique, in situ et ex situ ;
  • de collecter et saisir leurs caractéristiques sur des fiches appropriées ;
  • de hiérarchiser et valider les sites à intérêt patrimonial ;
  • d’évaluer leur vulnérabilité et les besoins en matière de protection.

Orgues d’Ille-sur-Têt (photo : BRGM)

Périmètre de l’inventaire

L’inventaire réalisé en Languedoc-Roussillon concerne le patrimoine géologique de surface du territoire terrestre. Dans un premier temps, il n’inclut donc pas les collections géologiques, ni les sites marins, ni les sites souterrains (hormis quelques sites souterrains majeurs reliés à la surface par une cavité apparente). Ceux-ci pourront être intégrés à l’inventaire à l’occasion de phases ultérieures.

Les sites inventoriés peuvent être naturels ou anthropiques. Ainsi l’inventaire est-il principalement composé de géosites, d’affleurements, de points de vue, de carrières, de sources