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Prévention des risques

Origine du projet

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publié le 22 mars 2012 (modifié le 30 mars 2012)

Le lido de Sète à Marseillan est une bande sableuse de 11 km de longueur et de 1 à 2 km de largeur, qui sépare l’Etang de Thau de la mer. Espace emblématique du littoral languedocien, il présente un fort intérêt écologique. Les enjeux du site sont toutefois essentiellement économiques : traversé par une voie ferrée à haut trafic (ligne Bordeaux – Nice) et une voie littorale vitale pour l’économie du Bassin de Thau (ex RN112 déclassée en 1998), le lido abrite des activités importantes : tourisme balnéaire, camping 4*, viticulture et usine d’embouteillage de Listel.

Le site subit une forte érosion côtière (perte de 45 ha entre 1954 et 2000), aggravée par la présence de la route littorale construite en haut de plage. Cette érosion a, depuis les grandes tempêtes de 1982 et 1997, un impact important sur les activités présentes sur le lido et peut remettre en cause, à terme, leur pérennité. Elle se traduit surtout par des coupures de plus en plus fréquentes de la route, qui nécessitent, chaque année, des interventions de plus en plus lourdes et coûteuses (enrochements).

Par ailleurs, la présence de la route encourage, en été, une fréquentation touristique aussi forte (plus de 800 000 visiteurs par an) qu’anarchique, avec le stationnement le long de la voie de milliers de véhicules et de camping cars, qui accentuent l’image très dégradée du site.

Les études menées, depuis 2001, par les communes de Sète et de Marseillan ont mis en évidence la nécessité de procéder au recul stratégique de la route littorale pour une protection durable du lido.

Fortement portée par l’Etat à travers la Mission Littoral et le Service Maritime et de Navigation, la réflexion a, depuis lors, été menée avec l’ensemble des partenaires concernés, en s’inspirant notamment de la méthodologie des Opérations Grands Sites et des principes de Gestion Intégrée de la Mer et du Littoral (GIML).
Elle a permis de faire émerger un projet partagé, avec la signature d’une charte d’objectif et une première phase de concertation publique, en novembre 2003, et un maître d’ouvrage, la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau.

1935
1962
2009