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Le canal du Midi

Pourquoi classer les abords du canal du Midi?

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publié le 7 avril 2015

Les paysages, écrin indissociable du canal

Depuis le midi toulousain jusqu’aux rivages de la Méditerranée, le canal traverse et façonne des paysages très différents. Composés principalement d’espaces naturels et ruraux, ces abords paysagers créent une ambiance bucolique. Ils font partie intégrante de l’identité et de l’attractivité du canal.


La préservation du patrimoine universel

En demandant l’inscription du canal sur la liste du patrimoine mondial, la France s’est engagée à le gérer, à le préserver et à le transmettre aux générations futures. Le canal a été inscrit sur cette liste avec une zone dite « tampon », qui couvre le territoire administratif des communes traversées. L’UNESCO demande que les zones tampons fassent l’objet d’une protection adéquate.
L’État est garant du devenir du canal et de sa zone tampon devant la communauté internationale.
Le projet de classement des abords concerne une partie des grands paysages traversés par le canal qui forment son écrin indissociable et solidaire. Il relève du critère « pittoresque », prévu dans la loi, qui exprime la relation esthétique privilégiée entre le canal et cet écrin.

Un levier de développement des territoires

Les abords du canal doivent donc être gérés de manière durable et cohérente sur tout le linéaire. Pour organiser leur évolution et préserver l’avenir, l’Etat a retenu la procédure de « classement au titre des sites ». C’est l’outil réglementaire répondant aux exigences de l’UNESCO qui est le plus à même de conserver la qualité des abords paysagers, en termes esthétiques, culturels, sociaux et économiques.

Le domaine public fluvial du canal (les voies d’eau et les rives) est classé au titre des sites depuis avril 1997

Le projet de classement doit permettre de :
-* préserver des terres agricoles viables ;

  • concevoir un urbanisme respectueux des paysages ;
  • développer une activité touristique équilibrée et durable.

Ce projet en cours en est au stade de l’enquête publique.

Zoom : la zone tampon définie par l’UNESCO :

« Afin de protéger efficacement le bien proposé pour inscription, une zone tampon est une aire entourant le bien proposé pour inscription dont l’usage et l’aménagement sont soumis à des restrictions juridiques et/ou coutumières, afin d’assurer un surcroît de protection à ce bien. Cela doit inclure l’environnement immédiat du bien proposé pour inscription, les perspectives visuelles importantes et d’autres aires ou attributs ayant un rôle fonctionnel important en tant que soutien apporté au bien et à sa protection. »