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Présentation de l’espèce

publié le 20 décembre 2011 (modifié le 16 octobre 2014)
Mâle adulte. (cliché : Florian Doré, Marc Cheylan, Pierre Gillet)

Systématique

Famille : Lacertidae
Genre : Timon
Espèce : lepidus

Synononimie : Lacerta lepida

Les travaux de Paulo (2001) font apparaître l’existence de 7 lignées génétiques originales apparues dans la péninsule Ibérique lors des épisodes de glaciation et déglaciation du Pléistocène. Il propose d’élever au rang d’espèce Lacerta nevadensis, compte tenu de sa forte divergence génétique avec Lacerta lepida. Les travaux de Chaline (2007), basés sur des analyses génétiques de plusieurs populations françaises, démontrent que la France ne possède pas de lignée génétique originale au sein de l’espèce. Les populations françaises semblent donc issues d’une colonisation post glaciaire à partir d’un refuge ibérique .

Juvénile. (cliché : Florian Doré, Marc Cheylan, Pierre Gillet)

Aire de répartition

Répartition du Lézard ocellé en France en grand format (nouvelle fenêtre)
Répartition du Lézard ocellé en France

Le Lézard ocellé est présent dans la quasi-totalité de la péninsule Ibérique (Espagne et Portugal), en région de la Ligurie, à l’extrême nord-ouest de l’Italie et dans les régions méridionales de la France. La distribution française se décompose en trois grandes entités : le pour-tour méditerranéen se délimitant par l’aire bioclimatique méditerranéenne ; les causses lotois centrés sur le département du Lot ; le littoral atlantique limité à la côte du bassin aquitain. Une vingtaine de populations isolées subsistent entre ces trois grands secteurs notamment dans les départements de la Charente, de la Dordogne, de l’Aveyron ou encore du Tarn.

Habitats

Habitat utilisé par le Lézard ocellé. (cliché : Florian Doré, Marc Cheylan, Pierre Gillet)

Le Lézard ocellé occupe des milieux naturels à végétation rase et riche en gîte : pelouse sèche calcicole et silicicole, lande lâche, dunes grises, pelouses des causses, garrigue, maquis peu dense, les premiers stades de repousses végétales des grandes clairières forestières, terrain militaire, bordure de vignes.

Aspects de la biologie et de l’écologie intervenant dans la conservation

Habitat utilisé par le Lézard ocellé. (cliché : Florian Doré, Marc Cheylan, Pierre Gillet)

De nombreuses études ont montré que la dynamique des populations de Lézard ocellé dépendait du réseau d’habitat favorable (métapopulation) avec la présence de nombreux gîtes : terriers de lapin et de mulots, souches, vielle dalles de béton, ancien muret, tas de branchage au sol. Actif principalement le jour, il s’expose souvent au soleil non loin de son gîte. La maturité sexuelle est atteinte à 2 ans. Les accouplements ont lieu de fin avril à juin, le mâle reste alors plusieurs jours à proximité de plusieurs femelles. La ponte (5 à 24 œufs) est déposée dans un nid creusé dans un sol meuble certainement de nuit. L’éclosion a lieu 70 à 95 jours après. Les jeunes restent la première année à proximité de leur lieu de naissance. En France, les densités varient entre 2,9 et 8 individus à l’hectare .C’est un insectivore qui peut consommer des fruits une période de l’année.