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Menaces et causes de disparition

publié le 20 décembre 2011 (modifié le 7 février 2012)

Les menaces enregistrées dans les trois noyaux de populations françaises sont de natures différentes, mais les indices relevés à l’échelle européenne s’appliqueront probablement davantage lorsque plusieurs populations importantes existeront en France.

Concernant les populations françaises, les habitats sont à priori très favorables, peu de cas d’empoisonnement ont été enregistrés à ce jour, mais les risques de mortalité par électrocution, et de collisions avec le réseau électrique ou encore éolien, ainsi que les risques de dérangements et de perturbations peuvent être assez élevés localement, liés en partie aux aménagements et à un fort développement des activités de loisirs en plein air.

Les principales causes de mortalité sont l’électrocution et la collision (surtout d’oiseaux immatures) avec des poteaux et des câbles électriques.

En outre, il faut constater la perte d’individus au nid, dans des circonstances non éclaircies. les chutes de nids étaient très fréquentes lors des premières tentatives de reproduction, dues très probablement à l’inexpérience des jeunes oiseaux nicheurs. la qualité des nids s’est très nettement améliorée (plus grande expérimentation des couples reproducteurs, et bonne disponibilité des sites de reproduction) au cours des années et les chutes sont devenues plus rares.
Toutefois, un ou deux poussins tombent des nids chaque année. Parfois par eux-même, lors d’exercices d’entraînement pré-envol qui peuvent les décaler du nid et les déséquilibrer.

Une autre cause supposée, bien que jamais observée directement en période d’élevage, concerne les relations interspécifiques provoquées par des vautours moines ayant échoué la reproduction (souvent en période d’incubation). Ces oiseaux souhaitent investir une aire de nidification d’un couple ayant un poussin et peuvent être en mesure d’expulser le poussin par la force, surtout lorsque celui-ci commence à être laissé seul au nid par les deux adultes nicheurs.
A plusieurs reprises, des poussins tombés du nid (avec ou sans écroulement de l’édifice et considérés comme définitivement disparus (et donc morts), ont été aperçus plusieurs semaines, voire plusieurs mois après leur disparition et le plus souvent en parfaite santé. Ces jeunes oiseaux ont donc été en mesure de survivre au sol, parfois plus d’un mois, et ont donc a priori été nourris par les deux adultes durant toute cette période. Plusieurs poussin sont toutefois disparu sans que l’on puisse retrouver ne serait-ce que des débris de plumes ou de duvet sous l’aire. le passage d’un prédateur au pied du nid (par exemple : renard, sanglier) pourrait expliquer que pratiquement aucun cadavre ne soit jamais retrouvé en de telles circonstances.