Logo préfècture région

Des milieux naturels particulièrement riches, variés et étendus (diagnostic)

publié le 23 janvier 2014 (modifié le 24 février 2014)

Le Languedoc-Roussillon, un des fleurons de la biodiversité nationale

Le Languedoc-Roussillon est une région particulièrement riche pour ses milieux naturels et sa biodiversité, sur l’ensemble du territoire. Elle comprend une part très importante d’espaces naturels à proprement parler, c’est-à-dire ni artificialisés ni agricoles (60% de la surface régionale contre 35% à l’échelle de la France métropolitaine -d’après Corine land cover 2006). Parmi les milieux les plus représentés, les zones humides parmi lesquelles les lagunes constituent des milieux exceptionnels et originaux, les espaces ouverts thermophiles typiquement méditerranéens, les forêts, les grottes.

Les milieux naturels (source : Corine land cover 2006)  (nouvelle fenetre)
Les milieux naturels (source : Corine land cover 2006)

les 4 régions biogéographiques en grand format (nouvelle fenêtre)
les 4 régions biogéographiques

La région abrite près de la moitié des habitats naturels et les deux-tiers des espèces connues en France métropolitaine, avec en outre plusieurs zones d’endémisme, ce qui fait d’elle l’une des 3 plus importantes régions françaises pour la biodiversité (avec Provence Alpes Côte d’Azur et la Corse). La présence de 4 grandes régions biogéographiques (méditerranéenne pour la plus grande part de la région, continentale avec le Massif central, alpine avec le massif des Pyrénées, et atlantique), la grande diversité des substrats géologiques (la région rassemble la plupart des couches et des épisodes géologiques présents en France métropolitaine), une longue façade littorale méditerranéenne, et un pastoralisme ancestral sont à l’origine de cette très grande richesse et expliquent aussi le caractère très différencié des milieux et espèces représentés. Toutefois, des pressions très importantes s’exercent sur ce patrimoine, ayant justifié d’inclure la région dans le « point chaud de biodiversité » du bassin méditerranéen, l’un des 34 points chauds à l’échelle mondiale.

Une connaissance qui s’améliore progressivement

La valeur biologique du patrimoine naturel est connue et reconnue à travers différents inventaires nationaux et des labels internationaux : zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) continentales et marines, zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO), plusieurs sites Ramsar, deux réserves de biosphère. L’inventaire ZNIEFF, depuis son actualisation en 2011, est mis à jour en continu, comme sur l’ensemble du territoire national. La part importante du territoire concerné (environ 60% en 2012 hors ZNIEFF marine, 27% à l’échelle de la France métropolitaine) témoigne encore une fois de la grande valeur patrimoniale des espaces naturels et semi-naturels en région

Inventaires des espaces à enjeux écologiques (d’après données SIG DREAL et EIDER SOeS)

Nbre de sites Surface totale (ha) % surface régionale % surface zonages France mét.
ZNIEFF 1 854 474 640 17% 9%
ZNIEFF 2 142 1 559 820 58% 11%
ZICO 32 627 245 23% 13%
Total sans double compte / 1 732 302 63% 10%
ZNIEFF marines 8 15 285 / /
Ramsar 3 61 855 2% 8%

Inventaires des milieux naturels  (nouvelle fenetre)
Inventaires des milieux naturels


D’autres travaux sont aussi conduits en région, entre autres par les services de l’Etat, les collectivités, les associations régionales… Il s’agit par exemple des inventaires habitats et flore du conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles (base de données SILENE), des inventaires Espaces naturels sensibles des Départements (tous sauf Lozère), la cartographie des zones humides (outre les inventaires zones humides des SAGE, un travail cartographique important harmonisant l’approche hétérogène suivant les départements, et la mise à jour des inventaires des Départements)… Par ailleurs, la déclinaison en région du système d’information sur la nature et les paysages (SINP), lancé à l’échelle nationale en 2006, constitue une démarche de référencement, de bancarisation, de validation et de diffusion des connaissances environnementales et naturalistes. Elle s’inscrit dans une logique globale, ascendante et descendante, voulue dans le cadre de l’Observatoire national de la biodiversité, et en lien avec la Directive Inspire.

Un certain nombre d’atlas ont été réalisés, apportant une connaissance ciblée sur certains groupes d’espèces ou milieux. Toutefois, la connaissance est encore inégale et le plus souvent à une échelle infrarégionale (les oiseaux, reptiles et amphibiens plutôt bien connus, et a contrario encore des marges de manœuvre pour les mollusques, les insectes, et plus généralement la faune sauvage et les habitats des milieux marins et souterrains). La connaissance tend à progresser avec la réalisation récente de plusieurs atlas régionaux (oiseaux nicheurs, amphibiens et reptiles, libellules et papillons de jour), les inventaires de zones humides dans le cadre de l’élaboration et la révision des SAGE, et la mise en place d’indicateurs dans une logique d’observatoire régional de la biodiversité. Les travaux sur les listes rouges sont encore à mener pour plusieurs groupes faunistiques (liste établie pour les reptiles, les amphibiens, et les oiseaux nicheurs et hivernants, en cours d’établissement pour la flore et les chiroptères).
Outre la faune et la flore, les habitats et les écosystèmes, le patrimoine naturel est aussi constitué d’éléments géologiques et minéraux. Ce patrimoine fait aujourd’hui l’objet d’une reconnaissance pour son rôle dans la génèse et la préservation de la biodiversité naturelle. Il a été recensé et cartographié de 2008 à 2013 dans le cadre de l’inventaire régional du patrimoine géologique (voir la thématique Sol et sous-sols).



En savoir plus :