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Indicateur n°17 - Population desservie par une eau de mauvaise qualité

publié le 19 juin 2014 (modifié le 24 octobre 2016)

Définition de l’indicateur

L’indicateur mesure la part des habitants desservis au robinet par une eau de mauvaise qualité. On appelle ici mauvaise qualité les eaux distribuées dépassant la limite de qualité fixée par le code de la santé publique (dépassement chronique des limites de qualité et eau de mauvaise qualité).

4 paramètres ont été retenus :

  • l’arsenic, d’origine naturelle en région du fait de la nature du sous-sol,
  • les micro-organismes, pouvant être à l’origine d’une dégradation de la qualité bactériologique de l’eau. La contamination peut survenir à la source mais également au cours du transport dans les réseaux de distribution,
  • les nitrates et les pesticides, en lien avec les pollutions diffuses d’origine agricole principalement, mais aussi générées par l’utilisation d’intrants par l’ensemble des gestionnaires des espaces verts publics, des infrastructures de transport, par les particuliers pratiquant le jardinage.

Type d’indicateurs

Indicateur d’état

Echelle de renseignement

Régionale, départementale

Objectifs et valeurs de référence

Il n’y a pas d’objectifs pour cet indicateur. Il existe néanmoins des normes réglementaires sur la qualité de l’eau distribuée.

Sources de données

Les données sont fournies par l’Agence régionale de la santé (ARS) du Languedoc-Roussillon.

Fréquence d’actualisation

Tous les deux ou trois ans, sur la base des bilans réalisés par l’ARS.

Limites et précautions

Un résultat non conforme déclasse la qualité de l’eau pour toute la période considérée, même si en moyenne, la distribution est conforme.

Concernant le suivi des pesticides, le contrôle sanitaire est proportionnel à la population desservie. Plus elle est importante et plus les analyses sont fréquentes et complètes. Tout dépassement de limite de qualité donne lieu à un prélèvement complémentaire de confirmation et à un suivi renforcé si nécessaire. Ainsi, les installations desservant une population importante et ayant présenté des dépassements de limite sont plus suivis que les autres.

Valeurs

Mise à jour de l’indicateur : septembre 2016

Commentaires

La qualité de l’eau distribuée est globalement bonne. Les paramètres ayant conduit à une dégradation de la qualité de l’eau pour une part significative de la population sont les micro-organismes et les pesticides.

Les teneurs élevées en pesticides ont été la principale cause de dégradation de la qualité de l’eau en distribuée en 2009. 6% de la population a été alimentée de façon plus ou moins récurrente par une eau non conforme, mais sans toutefois nécessité de restrictions d’usage. D’après le bilan réalisé par l’ARS, la plupart des cas de non-conformité observés à l’échelle régionale s’explique peuvent être rattachés à la présence d’activité agricole dans le bassin versant du captage, principalement la viticulture, mais aussi, notamment dans le Gard et une partie de l’Hérault, le maraîchage et l’arboriculture. C’est dans le Gard que les dépassements sont les plus nombreux et y concernent la population la plus importante (22% en 2009). La situation régionale s’améliore nettement en 2012, la part de la population exposée à une eau de mauvaise qualité redevant très faible (0,1%, soit 4 000 personnes environ), cette évolution étant davantage liée à des opérations curatives (mise en place de traitement ou dilution à partir de ressources non contaminées) ou à l’abandon de la ressource, qu’à une amélioration de sa qualité.

Des teneurs relativement élevées des micro-organismes, à l’origine d’une dégradation de la qualité bactériologique de l’eau distribuée, ont été observées plus particulièrement dans le Gard et la Lozère, en 2009, 15 à 20 000 personnes ayant été alimentées par une eau de mauvaise qualité sur ce critère (soit 17% de la population lozérienne et 3% de la population gardoise). En 2012, on constate une amélioration de la situation, le nombre de personnes concernées ayant diminué de 40%.

Les dépassements sur les paramètres nitrates et arsenic ne concernent qu’une fraction limitée et très localisée de la population. Pour les deux paramètres le Gard est le département le plus impacté : communes cévenoles pour l’arsenic (contamination d’origine naturelle due aux roches éruptives et métamorphiques) et secteur alimenté par la nappe de la Vistrenque pour les nitrates (environ 2500 personnes alimentées par une eau dépassant la norme recommandée pour la consommation des nourrissons et des femmes enceintes, et une situation qui évolue peu entre les 2009 et 2012).