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Indicateur n°22 - Quantité d’ordures ménagères et assimilés (OMA) collectées

publié le 20 juin 2014 (modifié le 24 octobre 2016)

Définition de l’indicateur

Les déchets considérés sont ceux collectés par le service public (EPCI ou communes indépendantes ayant une compétence déchets). Ils comprennent : les ordures ménagères résiduelles collectées en mélange (ou « poubelle ordinaire ») et les déchets collectés sélectivement soit en porte à porte soit en apport volontaire aux bornes de collecte (emballages – y compris verre – déchets fermentescibles). Ne sont pas pris en compte les déchets dits occasionnels, notamment ceux collectés en déchèteries (encombrants, déchets verts, déblais et gravats, déchets dangereux…).
Ces déchets comprennent une part non négligeable (de l’ordre de 20%) produite par des petites entreprises du commerce, des services ou de l’artisanat et ramassée dans les mêmes conditions que les ordures ménagères.
L’indicateur mesure la quantité collectée en kg par habitant et par an et contribue à apprécier, dans une certaine mesure, l’effort fait en matière de prévention.

Type d’indicateurs

Indicateur d’état

Echelle de renseignement

Régionale, départementale

Objectifs et valeurs de référence

La loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement du 3 août 2009 (article 46) fixait l’objectif de réduire la production d’ordures ménagères et assimilées de 7 % par habitant en 5 ans (entre 2008 et 2013). En moyenne au niveau national cela revient à passer de 390 kg en moyenne par habitant en 2008 à 362 kg en 2013.
Le projet de Plan national de prévention des déchets 2014-2020 (dont la consultation publique s’est achevée en février 2014) fait évoluer cet objectif en le faisant porter non plus sur les OMA mais sur les DMA (-7% des quantités produites par habitant en 2020 par rapport à 2010), afin de prendre en compte les éventuels effets de report constatés lorsque des déchets qui étaient collectés comme des OMA deviennent collectés de manière plus occasionnelle.

Sources de données

Les données sont mises à disposition par l’ADEME à travers l’outil SINOE : www.sinoe.org.

Fréquence d’actualisation

Tous les 2 ans.

Limites et précautions

Les quantités collectées dépendent des efforts de collecte des collectivités, des pratiques des ménages, des disparités de modes de vie, de la réduction des déchets à la source, sans que l’on puisse mesurer pour le moment la part de chacun de ces facteurs dans les disparités territoriales ou les évolutions.
Il faut aussi prendre en compte le fait que la quantité de déchets collectés comprend une part non négligeable de déchets des commerces et petites entreprises qui s’ajoute à la production des ménages. Cela accroît le ratio par habitant.
Par ailleurs la quantité collectée est divisée par la population résidente, alors qu’il faudrait la diviser par la population présente. Ceci a pour effet de surestimer les ratios dans les zones touristiques ou la population moyenne présente est supérieure à la population résidente, comme c’est le cas pour la région Languedoc-Roussillon (tourisme, résidences secondaires).
Enfin, il a été choisi ici de ne pas intégrer les données de 2005, première enquête de ce type, et qui, malgré les expérimentations antérieures, a nécessité une période de rodage.

Valeurs et commentaires

Mise à jour de l’indicateur : septembre 2016

Quantité d’ordures ménagères et assimilés collectées en kg par habitant et par an

2007 2009 2011 2013
Aude 430 431 416 423
Gard 396 375 395 354
Hérault 458 418 416 403
Lozère 329 366 361 347
Pyr. Orientales 514 469 452 456
Languedoc-Roussillon 443 415 415 400
France 391 374 365 346

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Ind-22_GisementOMA_graphe


Le gisement d’ordures ménagères et assimilées collectées en Languedoc-Roussillon a diminué de 9,7% entre 2007 et 2013. Il reste supérieur à la moyenne nationale (400 kg/hab en 2013 contre 346 kg/hab pour la France).


Le ratio régional moyen par habitant d’ordures ménagères et assimilées masque cependant des disparités géographiques significatives : du fait de son caractère rural et de sa plus faible fréquentation touristique que dans les départements littoraux, la Lozère affiche un ratio moyen de 347 kg/hab en 2013 ; à l’inverse, le ratio est nettement supérieur à la moyenne nationale et régionale dans les Pyrénées-Orientales (456 kg/hab). Les travaux menés dans ce département à l’occasion de la révision du plan départemental pour la gestion des déchets non dangereux ont permis de pointer comme facteur explicatif à ce ratio élevé d’une part le poids du tourisme (+30% de déchets collectés) et d’autre part la forte prise en charge des déchets des activités par les collectivités.