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Indicateur n°20 - Modes et distances des déplacements domicile-travail

publié le 10 novembre 2014 (modifié le 24 octobre 2016)

Définition de l’indicateur

L’indicateur mesure les parts modales des déplacements domicile – travail et la distance moyenne parcourue pour chacun de ces déplacements.
La part modale est un taux, c’est le rapport du nombre de déplacements effectués par mode de transport sur la totalité des déplacements tous modes confondus.
Cinq modes de déplacements sont retenus par l’INSEE :

  • le véhicule personnel (VP),
  • le transport collectif (TC),
  • la marche,
  • les deux roues motorisés ou non,
  • autres (co-voiturage, autopartage…).

La distance moyenne est la moyenne arithmétique de la distance totale parcourue pour tous ces déplacements tous modes confondus divisée par le nombre de déplacements.

Type d’indicateur

Indicateur d’état

Échelle de renseignement

Régionale, départementale

Objectifs et valeurs de référence

Il n’y a pas d’objectifs pour cet indicateur. Il existe néanmoins des politiques publiques visant à faire diminuer les émissions de CO2 (lutte contre le changement climatique) et de polluants tels que les NO2, O3 et particules fines (pour préserver de la qualité de l’air) auxquelles le transport routier contribue de manière significative (le transport est par exemple responsable de 81 % des émissions de NO2 en région Languedoc-Roussillon).

Pour le CO2, la valeur de référence est celle des émissions constatées en 1990 au niveau desquelles la France s’est engagée à ramener ses émissions d’ici 2020.

Pour la qualité de l’air, des seuils de présence de polluants sont fixés par le code de l’environnement et pris en compte dans les différents Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) et le Schéma Régional Air Energie (SCRAE).

Sources de données

L’enquête annuelle de recensement de l’INSEE exploitée à partir de la base Géokit3.

Fréquence d’actualisation

Tous les cinq ans.

Limites et précautions

Avertissement  :
Les données relatives aux mobilités professionnelles et scolaires sont issues de l’exploitation complémentaire (par sondage) du recensement annuel de la population.
http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=sources/sou-rp.htm/

En conséquence, comme lors des recensements antérieurs, en raison du sondage, les résultats tirés de l’exploitation complémentaire ne sont significatifs que pour des zones géographiques et/ou des sous-populations d’une taille suffisante.
Pour des zones de moins de 2 000 habitants, il est recommandé de ne pas utiliser les données issues de l’exploitation complémentaire.
Les effectifs supérieurs à 500 peuvent normalement être utilisés en toute confiance. Les effectifs inférieurs à 200 doivent être maniés avec précaution car ils peuvent ne pas être significatifs.
Pour plus d’informations méthodologiques, vous pouvez vous reporter sur le site de l’Insee, rubrique « Conseils pour l’utilisation des résultats du recensement ».

Les limites et précautions sont donc liées d’une part à celles des méthodes de recensement et de sondage (représentativité du panel de population, réalité des déclarations des personnes sondées…) et, d’autre part, à la part relativement faible des déplacements domiciles – travail qui ne représentent qu’entre un quart et un tiers des motifs de déplacements1 en Languedoc-Roussillon.
C’est cependant un indicateur que l’on peut considérer comme assez représentatif pour mesurer les évolutions des habitudes de déplacements de la population en région LR.

Précautions d’usage concernant les distances moyennes parcourues
La distanciation d’un trajet est faite sur la base du parcours le plus rapide effectué en voiture entre deux communes différentes géolocalisées par leur chef-lieu (mairie), les adresses précises des lieux de résidence et d’emploi n’étant pas connues.
Ainsi certaines distances moyennes peuvent être biaisées lorsque par exemple le mode de transport de l’actif est différent de la voiture ou lorsque l’individu réside et travaille dans la même commune ; une distance de 0,5 km est alors affectée quelle que soit la superficie de la commune.
La distance routière obtenue entre la commune de domicile et la commune de travail est l’itinéraire routier le plus rapide calculé par Loxane X 2009 produit par PTV Loxane.

Précautions d’usage concernant les parts modales
Les enquêtes de recensement proposent cinq modes de transports : deux roues (motorisés ou non), marche, pas de transports, transports en commun et véhicule particulier qui génèrent tous des individus.km, y compris le mode « pas de transports », contradiction qui peut s’expliquer par des choix de mode tels que le covoiturage ou l’auto-stop.
Dans le cas des travailleurs domiciliés hors région LR et travaillant en LR (représentant 2,35 % des individus) les modes deux roues, marche et pas de transport génèrent respectivement des distances moyennes de 236, 432 et 493 km par déplacement, cette sur-estimation manifeste peut s’expliquer parce que l’individu a une résidence occasionnelle pour se rapprocher du lieu de travail et que la distance prise en considération est celle entre la résidence familiale et le lieu de travail.
Les modes véhicules particuliers et transports en commun sont moins sensibles à ces approximations, c’est pour cela qu’il sont retenus comme « marqueurs » de l’indicateur Modes et distances des déplacements domicile-travail.

Valeurs

Mise à jour de l’indicateur : septembre 2016

Commentaires

La part modale du transport en commun se situe entre 2,5% et 4% dans les départements de l’Aude, du Gard et des Pyrénées-Orientales pour les trajets domicile - travail en 2012. Elle descend à 1,6% en Lozère avec cependant une part importante des trajets qui se font à pied dans ce département : 13% contre 8% sur l’ensemble du Languedoc-Roussillon.
Le transport en commun est plus utilisé dans l’Hérault (8,2% des trajets) avec une offre pour ce type de transport plus forte dans ce département, à Montpellier en particulier.