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Développement durable, évaluation environnementale

Un nombre important d’ouvrages hydrauliques générant un risque important (diagnostic)

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publié le 4 février 2014 (modifié le 24 février 2014)

Les barrages servent à retenir temporairement une quantité plus ou moins grande d’eau pour différents usages (production d’énergie hydroélectrique, alimentation en eau potable, irrigation, régulation des débits des cours d’eau, activités touristiques…). En retenant l’eau, ces ouvrages accumulent des quantités importantes, voire considérables d’énergie. La libération fortuite de cette énergie est une source de risques importants (onde de submersion ravageuse et inondation). Ce risque est considéré comme majeur dans tous les départements de la région.
On dénombre en région 399 barrages, de nature et taille très diverses, dont 28 barrages de classe A (plus de 20 m de haut) et 8 de classe B (plus de 10 ou 20 m selon le volume stocké). Ils représentent environ 10% du parc national des ouvrages hydrauliques. Pour les barrages les plus importants, le décret du 11 décembre 2007 impose la réalisation d’une étude de danger et d’un plan particulier d’intervention (PPI).
En outre, le barrage de Laouzas dans le Tarn sur la Vèbre pourrait en cas de rupture entraîner une onde de submersion et affecter des communes de la région.

Risque rupture de barrage et de digue (Source : DDRM)  (nouvelle fenetre)
Risque rupture de barrage et de digue (Source : DDRM)


Les services de la DREAL veillent pour le compte des préfets au respect des prescriptions réglementaires faites aux propriétaires ou gestionnaires des barrages, notamment en matière de surveillance, de contrôle, de fonctionnement et d’entretien.

Les digues de protection contre les inondations ont pour but de guider l’eau en dehors des zones densément habitées ou sensibles afin d’éviter leur submersion, par exemple lors de fortes crues. Le risque de rupture peut donc rapidement submerger les territoires arrière, avec des conséquences dramatiques sur les personnes et les biens présents dans les zones protégées.
Le risque concerne les digues fluviales (pas de digues littorales aménagées en Languedoc-Roussillon) avec 665 km de digues aménagées, plus particulièrement dans les Pyrénées orientales, le Gard (principalement lit majeur du Rhône) et l’Hérault.

Pour éviter les ruptures de digues et réduire les dommages en résultant, la réglementation impose aux gestionnaires de ces ouvrages un ensemble de mesures préventives relatives à l’entretien et la surveillance de l’ouvrage, l’Etat se chargeant du contrôle de la mise en œuvre de cette réglementation. Ces disposions sont complétées par des dispositifs d’information et d’alerte des populations, plans communaux de sauvegarde pour la mise en sécurité des populations en cas de crise et de maîtrise de l’urbanisation.

Suite à la prise de conscience de la dangerosité des submersions rapides (voir chapitre Risques naturels pour les crues et les submersions marines), l’Etat a lancé pour accompagner sa politique de prévention des risques un Plan de submersions rapides (2011), destinés à répondre à des besoins immédiats de mise en sécurité des populations dans les zones exposées à ces phénomènes brutaux. Il vise à renforcer de façon importante les exigences de sécurité pour les petits et moyens barrages et pour tous les ouvrages de protection des zones habitées.



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