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Écologie
 

Pastoralisme et apiculture

Le pastoralisme est une activité traditionnelle qui s’inscrit dans un contexte économique d’actualité. Il a une fonction sociale et économique en maintenant une activité et des emplois dans des régions difficiles et en contribuant à des productions de qualité, comme les fromages ou la viande, dont certaines sont sous signe officiel de qualité (AOC, label rouge …).



L’activité pastorale

Les pratiques pastorales jouent également un rôle environnemental fondamental en assurant l’entretien de paysages ouverts et d’écosystèmes biologiquement diversifiés. Les diagnostics écologiques dressés sur les sites de montagne font clairement apparaître que le maintien des pratiques pastorales représente un intérêt majeur pour la préservation de la biodiversité (maintien de la diversité des milieux montagnards notamment en limitant la conquête des ligneux). Ces pratiques ont un impact positif sur l’occupation et l’aménagement des territoires. Elles contribuent également activement à la défense des forêts contre les incendies.



La vie des Pyrénées est donc fortement marquée par l’activité pastorale. La restauration de la population d’ours des Pyrénées doit donc se faire en prenant en compte cette activité et en lui donnant les moyens de pouvoir cohabiter avec cette espèce. 



Le programme pastoral pyrénéen

Même si elle est contrastée sur le massif pyrénéen, la situation économique du pastoralisme est relativement difficile, en raison notamment d’une conjoncture défavorable du prix de la viande ovine. Conscients de la situation et de l’intérêt de cette activité, les pouvoirs publics ont élaboré, avec la profession agricole et les collectivités, un programme pastoral pyrénéen. Au total, on estime les crédits publics destinés au soutien et au développement de l’activité pastorale à environ 10 millions d’euros par an sur l’ensemble du massif des Pyrénées. Le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire y contribue à hauteur de 800 000 euros.



Sur le massif pyrénéen versant français, le cheptel ovin compte 573 000 têtes. Les pertes annuelles habituelles que connaissent les éleveurs sont estimées entre 10 000 à 20 000 bêtes. Les dommages liés aux ours représentent aujourd’hui (avant renforcement) en moyenne 200 bêtes par an. Cependant les ours, par les attaques qu’ils occasionnent, constituent une contrainte réelle pour les éleveurs qui y sont confrontés. L’élevage en plein-air est vulnérable aux attaques de prédateurs, ceci d’autant plus que l’évolution s’est largement faite vers un élevage sans gardiennage permanent des troupeaux. L’ours n’est pas la seule cause de dégâts aux troupeaux mais sa présence est souvent vécue comme un risque additionnel préjudiciable.



L’État apporte un soutien financier aux éleveurs dans cette situation. Les dommages d’ours sont indemnisés et des mesures destinées à limiter les dégâts sur les troupeaux sont proposées : garde permanente des troupeaux par un berger, utilisation de chiens patou et de parcs électrifiés pour protéger les animaux. Ces mesures permettent de réduire les attaques causées par les ours et autres prédateurs (chiens errants, renards…).



Concernant la production de miel en montagne, elle est portée par des professionnels ainsi que des pluriactifs. On rencontre également des ruchers appartenant à des non professionnels. L’ours peut s’attaquer aux ruchers pour se nourrir du couvain. Ces attaques ont généralement lieu en début de saison, à la sortie de l’hibernation lorsque peu d’aliments sont disponibles. Afin d’aider les apiculteurs à protéger leurs ruchers, des mesures d’accompagnement ont été mises en place. Elles consistent au financement de l’achat de clôtures électriques fixes ou mobiles et de leur installation. Les techniciens pastoraux itinérants de l’équipe technique ours peuvent fournir un appui technique pour l’utilisation de ces clôtures.