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Écologie

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Plan national d’actions en faveur de l’Aigle de Bonelli (Aquila fasciata)

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publié le 4 novembre 2013

Aigle de Bonelli, F. Larrey - T. RogersL’Aigle de Bonelli est un rapace de taille moyenne, présent en France uniquement dans le domaine méditerranéen, et classé en danger d’extinction sur la liste rouge des espèces menacées de France (UICN 2008).
Les populations ont fortement décliné au cours de la 2nde moitié du XXe siècle, et sont aujourd’hui stabilisées autour d’une trentaine de couples en Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes.
Les premières actions de conservation ont été entreprises depuis le début des années 80’, et deux plans nationaux se sont succédés depuis : 1999-2003 premier plan de restauration, 2005-2009 second Plan national d’actions.

Aujourd’hui, le 3e PNA Aigle de Bonelli 2014-2023 a été validé en CNPN le 11/09/2013.

Les acteurs du PNA :

  • la Dreal LR coordinatrice (Patrick Boudarel)
  • le Conservatoire des Espaces Naturels de Languedoc Roussillon (Olivier SCHER), animateur du PNA,
  • le CORA-FS (Michel Mure) et le CEEP (Cécile Ponchon) respectivement coordinateurs régionaux pour les régions Rhône-Alpes et PACA,
  • un important réseau d’acteurs professionnels et bénévoles qui constituent le comité de pilotage et mettent en œuvre les actions du PNA.

Biologie, écologie de l’espèce

L’Aigle de Bonelli est un rapace rupestre de taille moyenne, d’une envergure de 1,50 à 1,75m, pesant 1,5 à 2kg. Sa longévité peut atteindre voire dépasser 30 ans.

Il se nourrit principalement de perdrix, passereaux, corvidés, lapins, petits mammifères sauvages et reptiles.

En France, l’espèce est présente toute l’année sur les sites de reproduction pour les adultes. Les jeunes sont quant à eux erratiques, en général jusqu’à 3-4 ans, après abandon du territoire des parents.

Cycle biologique :

Les habitats utilisés sont les falaises où on trouve 95% des aires de nidifications(jusqu’à 500-600m d’altitude), et les milieux ouverts de type garrigue.

Répartition :

en France, l’espèce est uniquement en Languedoc-Roussillo, PACA et Rhône Alpes.
Il est présent par ailleurs sur tout le pourtour méditerranéen, au moyen orient, en Inde et Asie du sud-est.
Les effectifs mondiaux sont estimés à 2000-3000 couples pour le Paléarctique, et des populations 10 fois plus importantes seraient estimées en Asie.
L’espèce est protégée à divers niveaux :
- Protégé au niveau national (loi du 10 juillet 1976), décret du
- Annexe I de la Directive « Oiseaux »
- Annexe II Convention de Berne,
- Annexe II Convention de Bonn,
- Annexe II Convention de Washington
- Annexe CI Règlement CEE/CITES)

Pressions et menaces

Les causes de régression de l’espèce sont multiples :

  • électrocutions, collisions lignes électriques (plus forte cause de mortalité connue 50%),
  • les persécutions directes (tirs, empoisonnement),
  • la destruction-altération des habitats, par la régression du pastoralisme, l’urbanisation, le développement des infrastructures, de l’éolien et du photovoltaïque,
  • le dérangement sur les sites de reproduction (loisirs plein air, escalade, survol, photo...).

A ses causes principales, peuvent s’ajouter des facteurs localement aggravant :

  • les maladies des espèces proies (lapins),
  • la trichomonose (maladie transmise par les pigeons urbains aux poussins),
  • la compétition avec d’autres espèces (Aigle royal).

Actions du plan

les 27 actions du plan 2014-2023 s’articulent autour des sept objectifs suivants :
1. réduire et prévenir les facteurs de mortalité d’origine anthropique ;
2. préserver, restaurer et améliorer l’habitat ;
3. organiser la surveillance et diminuer les sources de dérangements ;
4. améliorer les connaissances pour mieux gérer et mieux préserver l’aigle de Bonelli ;
5. favoriser la prise en compte du plan dans les politiques publiques ;
6. faire connaître l’espèce et le patrimoine local remarquable ;
7. coordonner les actions et favoriser la coopération internationale.

Quelques exemples de résultats obtenus :

  • mise en place d’actions avec ERDF-RTE, neutralisation de lignes moyenne et haute tension, participation au comité national avifaune
  • amélioration des connaissances sur l’espèce (près de 500 oiseaux bagués depuis 1990), modélisation des dynamiques de populations, -*définition des domaines vitaux adultes par télémétrie
  • définition de zonages de référence pour la prise en compte de l’espèce dans les plans, projets et programmes
  • actions de gestion des habitats (débroussaillage) avec les chasseurs,
  • etc...

Pour en savoir plus :

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