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2 février : journée mondiale des zones humides

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publié le 30 janvier 2019

"Zones humides et changement climatique" tel est, cette année, le thème choisi par le bureau de la convention de Ramsar.

Les zones humides constituent de sérieux atouts face au changement climatique. En effet, elles participent à l’atténuation de l’intensité des crues et réduisent le ruissellement à l’origine des inondations grâce à leur capacité de stockage des eaux. En période de sécheresse et d’étiage, elles restituent progressivement aux cours d’eau et aux nappes souterraines l’eau stockée lors des périodes pluvieuses et constituent des îlots de fraîcheur. Elles participent à l’auto-épuration des eaux essentielle dans une perspective d’augmentation de la concentration des polluants. Elles stockent naturellement du carbone ; pour exemple, les tourbières stockent 2 fois plus de carbone que les forêts. En contexte littoral, les zones humides atténuent la force et la vitesse des vagues et donc l’érosion du trait de côte. Afin de pouvoir assurer correctement leur rôle fondamental d’amortisseur du changement climatique, il est primordial de stopper la destruction et la dégradation des zones humides et de leur zone de bon fonctionnement.

Des espaces remarquables

Photos DREAL Occitanie - cliquer sur les photos pour les agrandir

Tourbières, prairies humides, marais d’altitude, combes à neige, landes humides, forêts alluviales, forêts marécageuses, roselières, végétations des sources et suintements, bordures de lacs, étangs et mares, marais littoraux, prés salés,…constituent autant de milieux humides présents sur le territoire de la région Occitanie du sommet des montagnes jusqu’aux côtes littorales.
La région Occitanie abrite des zones humides remarquables reconnues au niveau international (sites Ramsar) ou européen (sites Natura 2000) pour leur qualité environnementale en termes de biodiversité ou de services écosystémiques. Actuellement, la région compte 5 sites Ramsar : la Camargue (depuis 1986), la Petite Camargue fluvio-lacustre (depuis 1996), les étangs de la Narbonnaise (depuis 2006), les étangs palavasiens (depuis 2008) et l’étang de Salses-leucate (depuis juin 2017).
Ces espaces remarquables ne doivent pas faire oublier l’importance des zones humides de petite taille (le plus souvent inférieures à 1 ha), qui pris individuellement peuvent passer pour des milieux ordinaires, alors que l’ensemble qu’elles forment sur un même bassin versant fournit autant, voire davantage, de services écosystémiques à la société qu’une zone humide notoire. L’effet cumulé de la dégradation de ces milieux humides à l’échelle du bassin versant engendre des conséquences graves en particulier pour la qualité et la quantité de la ressource en eau.

Pourquoi le 02 février ?

Les zones humides ont leur journée mondiale qui a lieu le 02 février de chaque année, date anniversaire de la signature le 2 février 1971 de la convention internationale sur les zones humides connue sous le nom de « Convention de Ramsar » (du nom de la ville d’Iran où elle a été signée).
Il est à noter que les zones humides sont les seuls milieux à faire l’objet d’une convention internationale. Ce traité international sert de cadre d’action nationale et de coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.
Menacé par les activités humaines et les changements globaux, les zones humides font l’objet d’une attention toute particulière. Leur préservation représente des enjeux environnementaux, économiques et sociaux importants. Depuis bientôt 40 ans, la France s’est engagée à préserver les zones humides sur son territoire, notamment à travers la signature de la convention internationale de Ramsar.
Cette journée mondiale est l’occasion pour les acteurs des espaces naturels et de l’eau de partager avec le plus grand nombre leur passion pour ces milieux entre terre et eau, de sensibiliser et d’informer le public aux valeurs et à l’importance de ces milieux encore trop souvent méconnus et donc menacés.
En France et en région, de nombreux acteurs se mobilisent pour faire connaître les zones humides au travers de toujours plus d’animations organisées autour de la journée mondiale des zones humides.

Le thème de l’année 2019 : "Zones humides et changement climatique"

Le secrétariat de la convention de Ramsar a choisi cette thématique dans le but de sensibiliser le public sur le rôle que jouent les zones humides dans la lutte contre le changement climatique.
Ce thème international, proposé de manière facultative, a été choisi pour exprimer le rôle vital des zones humides pour l’avenir de l’humanité.

Les zones humides constituent de sérieux atouts face au changement climatique. En effet, elles participent à l’atténuation de l’intensité des crues et réduisent le ruissellement à l’origine des inondations grâce à leur capacité de stockage des eaux. En période de sécheresse et d’étiage, elles restituent progressivement aux cours d’eau et aux nappes souterraines l’eau stockée lors des périodes pluvieuses et constituent des îlots de fraîcheur. Elles participent à l’auto-épuration des eaux essentielle dans une perspective d’augmentation de la concentration des polluants. Elles stockent naturellement du carbone ; pour exemple, les tourbières stockent 2 fois plus de carbone que les forêts. En contexte littoral, les zones humides atténuent la force et la vitesse des vagues et donc l’érosion du trait de côte. Afin de pouvoir assurer correctement leur rôle fondamental d’amortisseur du changement climatique, il est primordial de stopper la destruction et la dégradation des zones humides et de leur zone de bon fonctionnement.

Pour connaître le programme de la JMZH 2019 en région Occitanie

Du 30 janvier au 27 février 2019, pas moins d’une 50 d’animations, portées par une trentaine de structures, vous attendent en région Occitanie autour de la journée mondiale des zones humides.
Pour connaître le programme :

Qu’appelle-t-on « zones humides » ?

Les zones humides se créent, pour la plupart d’entre elles, en position d’interface entre milieux terrestres et milieux aquatiques et se caractérisent par la présence d’eau, permanente ou temporaire, en surface ou dans le sol. Elles se distinguent par des sols hydromorphes1 et/ou une végétation dominante composée de plantes hygrophiles2 au moins pendant une partie de l’année.
En France, la définition de zone humide est donnée par l’article L.211.1 du code de l’environnement : « On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation quand elle existe, y est dominée par des grandes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
Au niveau international, la convention de Ramsar a adopté une définition plus large que la réglementation française : les zones humides « sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ».

Quelles fonctions remplissent les zones humides ?

Les zones humides, zones de transition entre terre et eau, sont parmi les milieux naturels les plus riches et précieux du monde. Elles fournissent l’eau et les aliments à d’innombrables espèces de plantes et d’animaux. Elles participent à l’autoépuration de l’eau, contribuent à l’atténuation de l’effet des crues et au soutien d’étiage. Elles participent au fonctionnement écologique du territoire. Elles assurent également un ensemble de fonctions économiques et sociales, indispensables à la société (bénéfices liés à l’exploitation de leurs ressources : agricoles, piscicoles, cynégétiques, touristiques, culturels, de loisirs,…).
Quelles menaces pèsent sur les zones humides ?
Près de 67 % des zones humides métropolitaines ont disparu depuis le début du XXème siècle dont la moitié entre 1960 et 1990.
Les causes majeures de disparition de ces milieux sont le développement de l’urbanisation et des infrastructures, l’intensification de l’agriculture, l’aménagement des cours d’eau, le prélèvement d’eau et l’extraction de matériaux.
Aussi utiles soient-elles et en dépit de la prise de conscience de l’intérêt général de leur préservation et gestion durable (cf article L.211-1-1 du CE), la destruction et la dégradation des zones humides perdurent encore aujourd’hui.

Pour plus d’information sur les zones humides