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Observations et statistiques en région Occitanie

La consommation d’espace en Occitanie

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publié le 8 novembre 2018

Entre 2005 et 2015, les territoires urbains déjà denses se densifient encore, l’étalement urbain se poursuit dans les zones diffuses.

Portée par le dynamisme économique des métropoles toulousaine et montpelliéraine et l’attractivité résidentielle du littoral méditerranéen, la région Occitanie a la croissance démographique la plus élevée de France métropolitaine. En conséquence, sa tache urbaine est en forte progression, de 14,5 % entre 2005 et 2015. Cette progression se déroule cependant de manière très hétérogène selon ses territoires.
L’Aude et le Tarn et Garonne se distinguent par une croissance plus intense de leur tache urbaine (+17,3 % chacun). Dans l’Aude, cette urbanisation est particulièrement marquée dans les communautés de communes de la région lézignanaise, Corbières et Minervois et du Limouxin. Dans le Tarn-et-Garonne, elle est marquée dans les territoires autour de Montauban et particulièrement dans la communauté de communes du Quercy Vert - Aveyron. Globalement, la tache urbaine s’étend non loin des autoroutes qui maillent le territoire occitan.

Évolution de la tache urbaine entre 2005 et 2015 par EPCI d’Occitanie

Source : DGFIP-DREAL,Fichiers fonciers 2015- Cliquer sur la carte pour l’agrandir

Dans les aires urbaines de Toulouse et de Montpellier, la tache urbaine croît moins vite que la population, et sur le littoral, elle progresse à peu près au même rythme. A contrario, les territoires ruraux et les villes moyennes voient leur tache urbaine progresser, notamment dans l’Aude et le Tarn et Garonne, dans les zones proches des grands axes de communication. Le Lot et l’Aveyron sont eux aussi gros consommateurs d’espace en regard de leur faible croissance démographique.

Classification des EPCI d’Occitanie selon des classes d’étalement urbain

Les territoires peuvent être classés en 5 types selon la progression de leur tache urbaine sur 10 ans et selon le rapport R calculé entre la progression de la tache et celle de la population :
R= taux d’évolution de la surf. urbanisée en moyenne annuelle / Taux d’évolution de la pop. en moyenne annuelle.

Classe1 : densification urbaine (R<1) .
Classe 2 : étalement urbain modéré (R>1 et evol surf.urbaine < moy. régionale)
Classe 3 : étalement urbain marqué (evol surf.urbaine > moy. régionale et 1< R< moy. régionale)
Classe 4 : étalement urbain très fort (evol surf.urbaine > moy. régionale et R> moy. Régionale)
Classe 5a : territoire avec baisse de population et étalement urbain modéré
Classe 5b : territoire avec baisse de population et étalement urbain marqué

Source : DGFIP-DREAL, Fichiers fonciers - Cliquer sur la carte pour l’agrandir

Télécharger la plaquette "La consommation d’espace en Occitanie" (format pdf - 1.7 Mo - 08/11/2018)

Pour en savoir plus, télécharger le guide élaboré par le CEREMA et la DREAL "Gestion économe de l’espace : quelle traduction dans les SCoT ?" (format pdf - 3.7 Mo - 08/11/2018)

Méthode et objectifs

A partir des fichiers fonciers 2016, le département Connaissance de la DREAL, en lien étroit avec la Direction de l’Aménagement, a procédé à des calculs de superficie des taches urbaines sur l’ensemble des communes de la région Occitanie et sur un pas de temps de 10 ans (2005-2015). Ainsi, la DREAL contribue à étayer les documents d’urbanisme (SCoT et PLU/i) dans lesquels la loi impose de mesurer la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers sur les 10 dernières années, et de se fixer des objectifs chiffrés de consommation économe de l’espace.

Toutes les données et indicateurs de consommation d’espace sont par ailleurs accessibles, à tout niveau géographique supra-communal sous la plateforme PictOstat (https://www.picto-occitanie.fr/geoclip/#c=home).