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Prévention des risques

Méthode utilisée : l’approche hydrogéomorphologique

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publié le 14 janvier 2011 (modifié le 28 octobre 2015)

L’hydrogéomorphologie est une approche géographique qui étudie le fonctionnement naturel des cours d’eau en analysant la structure des vallées. Ces vallées sont composées de plusieurs unités hydrogéomorphologiques : ce sont les différents lits topographiques que la rivière a façonné dans le fond de vallée au fil des siècles, au fur et à mesure des crues successives. Ces lits sont cartographiés à l’échelle 1/25 000ème .

On distingue ainsi : le lit mineur, le lit moyen, le lit majeur (dont le lit majeur exceptionnel), et les zones d’inondation potentielle.

Schéma d'organisation de la plaine des cours d'eau
Schéma d’organisation de la plaine des cours d’eau

  • Le lit mineur correspond au chenal principal du cours d’eau. Il est généralement emprunté par la crue annuelle, dite crue de plein-bord, n’inondant que les secteurs les plus bas et les plus proches du lit.
  • Le lit moyen , limité par des talus, correspond au lit occupé par les crues fréquentes à moyennes (périodes de retour comprises entre 2 et 10 ans) qui peuvent avoir une vitesse et une charge solide importantes.
  • Le lit majeur (dont lit majeur exceptionnel), limité par les terrasses, correspond au lit occupé par les crues rares à exceptionnelles (périodes de retour variant de 10 à plus de 100 ans) caractérisées par des hauteurs et vitesses d’eau généralement modérées. Localement des phénomènes violents peuvent toutefois être observés (érosion des sols, des talus, endommagement des constructions…). En milieu méditerranéen, les limites de ce lit majeur du cours d’eau sont souvent très éloignées de celles du lit, la distance atteint parfois plusieurs kilomètres.a
  • Les zones d’inondation potentielle par ruissellement ou débordement  : il s’agit de zones situées en dehors de la plaine des cours d’eau mais néanmoins susceptibles d’être inondées par ruissellement pluvial (urbain ou agricole) ou par débordements dus à des obstacles anthropiques ou naturels (remblais, gorges…). La connaissance de ces zones n’est pas exhaustive ; celles qui sont cartographiées le sont à titre indicatif et leurs limites restent approximatives.

Cette méthode permet de cartographier, de manière homogène sur tout un bassin versant, les limites inondables ainsi que tous les éléments naturels ou artificiels, qui peuvent jouer un rôle sur l‘écoulement des crues. Elle figure également les limites atteintes par les grandes inondations historiques connues.