Le Plan de protection de l’atmosphère

Les Plans de protection de l’atmosphère (PPA) définissent des objectifs et des mesures destinés à réduire les émissions de polluants atmosphériques et à améliorer la qualité de l’air. Ils sont obligatoires pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants ou dans lesquelles les valeurs limites ou cibles de qualité de l’air ne sont pas respectées ou risquent de ne pas l’être. A ce titre, l’agglomération de Nîmes qui a connu, en 2011, un dépassement de la valeur limite annuelle concernant le dioxyde d’azote (polluant principalement émis par le trafic routier) a fait l’objet d’un premier PPA approuvé par arrêté préfectoral du 3 juin 2016 couvrant l’ensemble de la zone urbaine (périmètre du SCOT Sud Gard). A la suite de son évaluation en 2021, ce PPA a été révisé avec une nouvelle version approuvée par arrêté préfectoral du 22 décembre 2025 couvrant le même périmètre géographique.

Le nouveau PPA de 2025 a été élaboré sur la base d’un travail collaboratif et d’ateliers organisés en 2023 en associant de nombreux acteurs locaux. Il s’insère dans la continuité du premier plan de 2016 dont certaines actions seront poursuivies ou enrichies. Il n’apporte pas de nouvelle contrainte réglementaire et concentre les efforts sur des actions d’accompagnement et un engagement volontaire des acteurs locaux pour porter des actions en faveur de la qualité de l’air.

Les principaux secteurs à l’origine d’émissions de polluants dans l’aire urbaine de Nîmes sont les transports (pour les oxydes d’azote) et le secteur résidentiel (pour les particules fines). En conséquence, le PPA prévoit 23 actions autour de quatre thématiques qui couvrent les principaux enjeux du territoire :

  • • transport et mobilité : huit actions ;
  • • activités économiques : six actions ;
  • • mesures intersectorielles : six actions ;
  • • chauffage au bois : trois actions.

Concernant l’ozone (O3) qui est aussi enjeux de qualité de l’air important, le PPA prévoit d’améliorer la connaissance afin de mieux appréhender les émissions sur le territoire du PPA. En outre, les actions permettant la réduction des émissions de dioxyde d’azote (NO2) concourent également indirectement à la réduction des concentrations d’O3 (polluant secondaire qui se forme notamment à partir du dioxyde d’azote) même si l’ozone est un polluant difficile à réguler localement, pour lequel des actions portées à l’échelle régionale, voire suprarégionale sont nécessaires.

Une amélioration de la qualité de l’air est observée depuis plusieurs années sur le territoire du PPA. Les concentrations dans l’air et les émissions de la quasi-totalité des polluants diminuent. Les baisses des émissions de particules PM2,5, et de COVNM permettent de respecter l’objectif de réduction national fixé par le Plan national de Réduction des Emissions de Polluants Atmosphériques (PREPA). En outre, les évolutions tendancielles, notamment avec la mise en place de la zone à faibles émissions (ZFE-m) depuis le 1er janvier 2025 sur le territoire nîmois, contribueront également à une amélioration de la qualité de l’air sur le territoire du PPA et devraient permettre de limiter les dépassements occasionnels des valeurs limites.

L’impact des actions du PPA a été modélisé par ATMO Occitanie et montre que le PPA aura un effet bénéfique pour l’ensemble des polluants ciblés. Les actions prévues dans le PPA devraient ainsi permettre une diminution des émissions pouvant aller jusqu’à -20 % pour les particules fines PM2,5 par rapport au scénario tendanciel qui modélise la qualité de l’air à horizon 2030 en ne tenant compte que des actions et projets déjà initiés ou actés au moment de la révision du PPA. Avec la mise en place du PPA, le territoire devrait atteindre les nouvelles valeurs cibles fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et respecter, aux stations de mesures, les nouveaux seuils réglementaires prévus par la nouvelle directive européenne Qualité de l’Air ambiant pour l’horizon 2030.

Partager la page

S'abonner